principales missions
Eau potable, assainissement et appui à l'agriculture locale pour 60 000 personnes - 12 communes - Niger (2008-2011)
Au Niger, 58% de la population rurale n’a pas accès à l’eau potable et 93 % ne dispose pas de toilettes décentes.
Les femmes et les filles passent une grande partie de leur temps à aller chercher de l’eau. Les enfants se contentent souvent de l’eau des mares, avec toutes des conséquences terribles sur la santé. L’absence de système minimal d’assainissement engendre nombre de maladies souvent mortelles et attente à la dignité des populations.
Le manque d’eau entrave les dynamiques de développement locales et créé de nombreux conflits d’usage entre éleveurs, agriculteurs et population.
Eau Vive a lancé, en partenariats avec 12 communes du Niger, un programme d’accès à l’eau potable et à l’assainissement et d’appui à l’agriculture visant à :
- fournir l’eau et l’assainissement à 60 000 personnes,
- améliorer l’accès à l’eau aux éleveurs transhumants et aux producteurs maraichers, afin d'éviter les conflits autour des points d’eau,
- contribuer au développement économique de la zone en réhabilitant une mare à usage d’élevage et de maraichage*
- formation des 220 maires de la zone à la bonne gestion du service de l'eau et de l'assainissement
- formation de comités de gestion des points d’eau et de comités d’hygiène.
* La réhabilitation et le reboisement de la mare de Tolkoboye, point névralgique du réseau hydrographique (participe à la recharge de toutes les nappes de la zone), permet désormais de développer l’élevage et le maraichage dans la région et de sécuriser les autres sources d’alimentation en eau potable de la zone.
Enfin, le programme s’est attaché à mettre en œuvre les conditions de pérennité du service eau et assainissement par la formation des élus locaux et des structure impliquées dans la gestion du service.
Eau potable et assainissement pour 83 000 personnes au Mali - Région de Koulikoro (2008-2010)
Le Mali est un des pays les plus pauvres de la planète, classé 178ème en termes de développement humain sur 182 pays. 52 % de la population rurale n’a pas accès à l’eau potable.
Dans les cercles de Kati et Dioïla (région de Koulikoro), les indicateurs de développement sont particulièrement bas : couverture des besoins en eau, sécurité alimentaire, couverture sanitaire, taux de scolarisation et d’alphabétisation, réseau routier, enclavement, électrification, structuration des communautés villageoises…
La situation au regard de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement est très critique du fait du manque de disponibilité de cette ressource et de la pénurie d’infrastructures de base.
Pour faire face à ces problèmes, Eau Vive a réalisé, en partenariat avec les maires de 10 communes des cercles de Kati et Dioïla, un programme d’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour 83 000 personnes.
Le programme a permis également de renforcer la structuration des acteurs de la filière eau et assainissement :
- Formation de comités de gestion des points d’eau, de comités de salubrité (sensibilisation à l’hygiène et à l’entretien des latrines) dans 47 villages ;
- Formation de 10 artisans réparateurs de pompes et création de 4 Groupes mutuels de réparation
- Formation des élus locaux à la bonne gouvernance des services de l’eau.
Programme de sécurité alimentaire pour 200 000 personnes au Burkina Faso (région du Sahel) - 2008-2011
Février - août 2008, la crise alimentaire a encore frappé dans la région du Sahel (nord du Burkina Faso).
La malnutrition touche de nombreuses familles qui ne peuvent plus faire qu’un repas par jour. Les femmes et les enfants sont les plus cruellement touchés. Près de 50 % des enfants de moins de 4 ans ont un retard de croissance.
La région dispose pourtant d’un réel potentiel comme l’élevage bovin et le maraîchage. Mais le lait et les légumes n’étant pas transformés, ils ne peuvent être conservés jusqu’à la saison sèche, période au cours de laquelle l’alimentation des populations s’appauvrit sévèrement.
Le manque d’eau potable aggrave les problèmes de malnutrition. La consommation d’eau insalubre entraine des maladies hydriques (diarrhées, parasitoses) dramatiques chez les nourrissons et les enfants.
Les femmes et les filles doivent marcher des heures pour trouver de l’eau. Les mères de famille n’ont plus l’énergie ni le temps nécessaire pour s’occuper de leurs enfants et assurer la production agricole pour nourrir leur famille.
Pour briser le piège faim-pauvreté dans la région, Eau Vive a réalisé, en partenariat avec les élus locaux, un programme de prévention de la malnutrition, de renforcement de la sécurité alimentaire et d’accès à l’eau potable pour 200 000 personnes.
1 - Prévention de la malnutrition auprès de 30 000 femmes et 150 000 enfants
- Formation de 200 animatrices communautaires de nutrition,
- Suivi et promotion de la croissance de 150 000 jeunes enfants,
- Education, information et communication sur la nutrition auprès de 30 000 femmes.
2 - Eau potable pour 6 000 personnes et sécurité alimentaire :
- Accès à l’eau potable pour 6 000 personnes,
- Formation à la production agricole à forte valeur nutritive : Formation et équipement de 60 groupements féminins au séchage de légumes et formation de plus de 1 000 femmes à la fabrication de fromage peuhl, et à son utilisation culinaire.
- Promotion sur le marché local des légumes séchés et du fromage peuhl.